Vous posez-vous la question de savoir ce qu’est le Tai-chi ? Ignorez-vous ses origines ?

Le mot chinois tai est l’équivalent de grand, maximum ou suprême. Par conséquent, les deux mots ensemble renvoient à une seule idée. Cependant, vous pouvez avoir une idée plus développée de ce concept. Lisez plutôt ceci.

Le Tai-Chi Chuan (太極拳) “main vide” (poing) est un art martial chinois qu’on qualifie d’art martial interne (neijia 內家). Le Tai-Chi Chuan est connu pour les séquences de mouvements que ses spécialistes exécutent. 

Vous allez découvrir ici :

  • la signification du Tai-chi ;
  • l’utilité du Tai-chi ;
  • les mouvements du Tai-chi.
Explorons plutôt les paramètres de cette technique de combat.
Qi-gong

L’utilité du tai-chi

Tout d’abord, sa pratique régulière est bonne pour la santé au sens large. Les exercices de tai-chi ont un caractère préventif. En même temps, il favorise l’équilibre, renforce les articulations et sert de technique de relaxation mentale.

shaolin

Signification du Tai-Chi Chuan

Le Tai-Chi-Chuan est un art martial interne chinois, d’orientation taoïste, qui combine d’anciens exercices corporels. Ces derniers se présentent sous le nom de chi kung et de tao yin. Ils impliquent la respiration, la concentration et les préceptes de la médecine traditionnelle chinoise.

Le terme Tai-Chi Chuan peut se traduire par “technique de combat au sommet suprême” ou “boxe au sommet suprême”. Tai signifie “le plus haut”, “suprême”, “absolu”. Chi dans le sens littéral est la partie la plus élevée du toit “faîte”. Quant au Chuan, il signifie “poing”, symbolisant le “coup de poing”, le “combat à main levée” (sans arme), la “boxe”.

Il existe de nombreuses formes, à mains libres ou avec des armes, comme l’épée, l’éventail ou le sabre. Le style le plus ancien est le style Chen et parmi les plus populaires, figurent les styles Yang et Pai Lin.

Corps et l'esprit

Mouvements de Tai-Chi Chuan

Les mouvements du Tai-Chi Chuan sont fluides, cycliques et doux. Ils requièrent une attention mentale totale et doivent être commandés par le centre du corps. Les séquences de ces mouvements prennent le nom de “formes”.

Dans le style Chen, les anciennes formes sont composées de 75 ou 83 mouvements. Par ailleurs, il existe des formes courtes de 19 et 38 mouvements. Dans le Tai-Chi-Chuan de style Chen, les mouvements peuvent être pour la plupart lents ou rapides. Ils peuvent être explosifs lorsque le fajin est pratiqué.

Lenteur

Origine et influences du Tai-Chi-Chuan

L’art vit le jour sous l’influence des pratiques taoïstes de circulation de l’énergie, qui visaient à augmenter la vitalité. Il y a aussi l’amélioration de la circulation de l’énergie basé sur le respect des lois naturelles.

Cependant, il apparait comme un art martial raffiné qui sera enseigné au sein de la famille de son fondateur. En fait, le Tai-Chi Chuan est le seul art martial créé pour préserver la santé du pratiquant.

Fluidité

La boxe longue ou Chang Chuan

“Le Chang Chuan 長拳 est comme un grand fleuve ou un océan dans lequel les vagues se succèdent sans interruption”. Une des théories de l’origine de cette technique établit que l’art de la famille Chen provient de la Long Boxing de 108 formes.

L’origine de la boxe longue remonte à la dynastie des Song et on l’attribue à l’empereur de Taizu. Cette dynastie a donné naissance à deux concepts importants des arts martiaux : Chang Quan et Duan Da 短打.

Chang Quan signifie longue séquence, c’est-à-dire que plusieurs formes sont liées dans une séquence. Une excellente façon artistique de développer les bases du kung-fu.

Duan Da signifie séquence courte. C’est-à-dire la combinaison de quelques techniques pratiquées de manière répétée et utilisées pour entraîner les techniques d’impact.

Dao

Séquences d’entraînement et exercices

Dans l’entraînement traditionnel, la longue séquence passe en premier. Alors, aucune technique d’impact ne se pratique. L’objectif est de développer le kung-fu de base.

Ensuite, chaque technique de la longue séquence est analysée et on étudie la manière de l’utiliser. C’est ce qu’on appelle le Chai Shou 拆手. Le but n’est pas tant de s’entraîner dur mais de comprendre la technique.

Enfin, le Duan Da combine certaines techniques. Cette pratique est orientée vers le combat réel. Certaines personnes confondent Chai Shou et Duan Da, c’est parce que Duan Da inclut Chai Shou.

énergie vitale

Origine du nom Tai-Chi-Chuan

Lorsque Yang Lu Chan a commencé à enseigner cet art à Yong Nian, on l’appelait encore Mian Quan. Ainsi, il ne s’appelait pas Taijiquan. Bien qu’il ait enseigné à la cour impériale, Yang a rencontré de nombreux défis, certains amicaux et d’autres non. Mais il gagnait invariablement, grâce à ses techniques douces, de façon si convaincante qu’il s’est forgé une grande réputation.

Beaucoup de ceux qui fréquentaient la cour impériale venaient assister à ses combats. Lors d’un de ces rassemblements, où Yang avait battu plusieurs antagonistes réputés, le savant Ong Tong He était présent.

Il était tellement impressionné par la façon dont Yang se déplaçait et exécutait ses techniques qu’il a senti quelque chose de spécial. En d’autres termes, ses mouvements et ses techniques exprimaient la manifestation physique des principes du Tai-Chi. Ainsi il a écrit un couplet pour lui.

énergétiques

Les classiques du Tai-Chi-Chuan

Les classiques du Tai-Chi Chuan sont des documents que les adeptes des styles Yang et Wu citent souvent. Ces textes utilisent une terminologie qu’on ne peut comprendre qu’en connaissant les concepts d’art martial, de médecine et de philosophie chinoise.

Parfois un passage fait référence à la pratique de la séquence, parfois à l’application d’une forme et dans d’autres cas à des aspects internes. On lie ces derniers à ce que l’on appelle le travail énergétique : respiration, musculature profonde, visualisation.

taiji du tai-chi

Textes abordant la notion de Tai-Chi

La plupart de ces textes sont partiels et ne traitent pas complètement de tous les aspects du Tai-Chi Chuan. Certains textes tels que Le classique du Tai-Chi-Chuan de Zhang Sanfeng reflètent mieux l’essence du Tai-Chi. Ainsi que Le Traité de Tai-Chi-Chuan de Wang Zongyue et le Chant des mains combattantes d’Anonymous, attribué à Wu Yuxiang.

Les transmetteurs des classiques du Tai-Chi-Chuan sont les familles Wu et Yang. Certains documents, transmis de génération en génération, n’apparurent qu’à la fin du XXe siècle.

Gong du tai-chi

Traçabilité et évolution des documents

L’historicité des documents qui datent d’avant Yang Lu Chan sema le doute doute. Les familles Wu et Yang ava attribuèrent ces documents à Chan Sanfeng et Wang T’sung-yeuh. L’action du Tai-Chi-Chuan se développe par des actions circulaires et connectées qui suivent celles de l’adversaire et qui rappellent le symbole du Tai-Chi.

Ses principes sont rassemblés dans ce que l’on appelle les classiques du Tai-Chi-Chuan. Ces principes de combat se retrouvent dans la clé du Yin et du Yang, les cinq phases, l’alchimie interne et le livre des changements.

Enchainement du tai-chi

Sabre de Tai-Chi : Principes et techniques

Les séries de maximes suivantes constituent les principes techniques du Tai-Chi-Chuan. Ces principes sont généralement communs à tous les styles et certains coïncident avec ceux d’autres arts martiaux internes. Ils font référence aux questions de structure corporelle, de respiration, de dynamique et d’humeur.

Les critiques sur le Tai-Chi-Chuan

Les critiques du Tai-Chi-Chuan lient cette discipline au New Age comme un signe d’exotisme et de manque de rigueur. La désignation de New Age a été adoptée par de larges secteurs de certaines positions religieuses. Cela a servi à désigner des courants de spiritualité étrangers à l’Occident, issus de cultures différentes.

Ces critiques se fondent sur un fait bien spécifique. Divers groupes ayant peu de connaissances du Tai-Chi-Chuan ont employé cette discipline. Toutefois, elle est circonscrite au strict domaine de la culture physique et des arts martiaux.

Cela relève, d’une part, du manque d’une large base de professionnels qualifiés en Occident. D’autre part, il y a la diffusion massive qui s’effectue en Chine de certaines séries de base. Le but était de promouvoir la santé de sa population.

vitale de tai-chi

L’origine Tai-Chi

Le Tai-Chi remonte à la Chine du XIIIe siècle. C’est une forme douce d’art martial, qui se concentre sur des mouvements légers et une respiration profonde, tout comme le yoga. La relaxation et la concentration font partie du processus. On pratique le tai-chi en faisant des mouvements lents et gracieux, qui vont de l’un à l’autre. Cette technique semble s’apparenter à la méditation malgré leur multiples dissemblances.

Il semble simple mais il requiert de la souplesse, de la force et de l’équilibre. Des compétences que vous améliorerez par la répétition et l’engagement. Le tai-chi diffère de la plupart des autres types d’exercices. Principalement parce que l’on met  l’accent sur la relaxation des muscles plutôt que sur la tension.

Les articulations ne sont jamais complètement étendues ou pliées. Et aucun de vos muscles ou tissus ne doit être soumis à une quelconque contrainte. On dit que le tai-chi débloque et encourage le flux correct du Qi, qui est une force énergétique censée circuler dans le corps. Il permet également de maintenir l’harmonie entre le yin et le yang.

Postures du tai-chi

Les bienfaits du tai-chi pour la santé

Le tai-chi plaît à de nombreuses personnes car il ne nécessite pas d’équipement spécialisé, ni d’aller à la salle de sport. Le Tai-Chi peut s’effectuer dans le parc, dans votre chambre ou dans le jardin.

Il est accessible à tous les âges et améliore considérablement votre santé. Cette technique est lente et douce et ne vous laisse pas essoufflé. Au contraire, il améliore la force musculaire, la souplesse, l’équilibre, et vous donne aussi une certaine condition aérobie.

Une étude publiée dans le British Journal of Sports Medicine a démontré que le tai-chi était lié à l’amélioration de la capacité physique. Il améliore ainsi la force musculaire dans de nombreuses conditions. Y compris les symptômes de douleur et de raideur chez les personnes souffrant d’arthrose. Ainsi que l’amélioration de l’essoufflement chez les personnes atteintes de BPCO1.

Pratiquants du tai-chi

Avantages de la pratique

On pense par exemple que les personnes qui pratiquent le tai-chi ont un risque réduit de démence. Car il augmente le volume du cerveau. Le tai-chi stimule le cerveau car il ne s’agit pas seulement de l’exercice physique que l’on obtient par le mouvement. L’esprit entre également en ligne de compte.

L’une des exigences de cet art est de concentrer son esprit sur chaque mouvement. Afin de se souvenir des éléments qui forment la séquence motrice complexe de la forme courte ou longue.

Sa pratique concoure également à lutter contre le stress, l’anxiété et la dépression et à vous rendre plus calme. Ceci grâce à votre absorption dans la pratique qui vous permet de laisser vos soucis s’envoler.

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Tai-Chi : ce qu’il faut retenir

Il existe plusieurs légendes sur sa véritable origine. En tout cas, le Tai-chi a des liens avec le bouddhisme et le taoïsme dans les cultures orientales, en particulier de Chine. Au début, on effectuait les exercices de cette discipline pour l’entraînement des guerriers.

Aujourd’hui, ce n’est plus un art martial de défense ou d’attaque. C’est une discipline physique-spirituelle dans laquelle ses praticiens exercent plutôt la méditation. De même, ils exécutent une série de mouvements.

L’essence des exercices consiste à exécuter des séquences de mouvements à la fois fluides, fermes et fluides. Les formes que créent les mouvements du corps ressemblent à un combat avec un rival imaginaire. Bien que le tai-chi ait une composante philosophique et spirituelle, dans la modalité tai-chi-chuan, il s’agit d’une discipline des arts martiaux.

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